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Les poids minimaux sur le materiel de ski
La ISMC a approuvé les 20 mai lors de son Management Commitee l’inclusion de poids minimaux de skis et chaussures pour toutes ses courses, et non seulement pour les Vertical Race.
Les poids sont les suivants:
| Hommes | Femmes | |
|---|---|---|
| Skis (avec fixation) | >= 1000 g/ski | >= 900 g/skis |
| Chaussures | >= 1000 g/chaussures | >= 900 g/chaussure |
La ISMC veux contrôler les poids a partir de la prochaine saison avec "tolérance 0".
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Submitted by skimo.org on Wed, 2006-06-07 19:52.








Poids
Je suis venu à connaissance de problème du poids de chassures seulement deux jours avant de partire pour mes vacances.
Je n'ai pas plus de parole pour le travail que fais l'ISMC et ces Commissions...
Je pense que viendra le jour que pour la sécurité et pour mettre toutes les athlètes sur même plan sera nécessaire de poser des limites, mais nous devons encore donner aux producteurs deux ou trois ans pour mettre eux en conditions d'étudier mieux ses produits.
Les producteur ont encore beaucoup des possibilité pour améliorée-leur produits, et alors attendons encore.
Peut être que nous (sportif) ne sommes pas capables de travailler et de faire la politiques bien et ça c'est un notre problème, mais c'est sur que la plus parte d'eux ne sont pas bonne de comprendre de sport. Dommage encore occasions perdues!
ciao
Luca (excusez-moi pour mon mauvais français!)
un grand pas en avant...
… dans la marche arrière du ski alpinisme…
Encore une fois, les uns courent et les autres décident sans que les uns et les autres ne se consultent. Je dois avouer qu’en apprenant qu’un poids limite avait été fixé, ma réaction a été assez positive, mais à la réflexion, je dirais que je me suis rangé dans le camp des « Brossistes modérés ».
Plusieurs éléments doivent être pris en compte par les décideurs et doivent guider l’écriture de la réglementation du poids :
- un coureur qui casse sa chaussure, son ski, son bâton alors qu’il se bat pour un podium sur des championnats du monde, une Pierra menta ou une patrouille des glaciers va vite se rendre compte qu’il est inutile de se préparer toute l’année pour perdre une course à cause d’une casse matérielle. On ne recherche pas la légèreté pour le plaisir d’avoir du matériel léger qui casse, on recherche la performance. Et être performant, c’est franchir le ligne d’arrivée en ayant couru au maximum de ses capacités. Autrement dit, on fera en sorte de pas casser du matériel à la course suivante, en le modifiant, en trouvant de nouveaux concepts, de nouvelles matières… ou en l’alourdissant. Combien de coureurs avaient découpé le talon des Scarpa F1 l’an dernier en ne laissant que l’insert du levier ? Plus d’une dizaine (notamment beaucoup de Suisses et Italiens). Combien cette année ? Aucun. Notre cher Darwin avec sa théorie de l’évolution se retournerai dans sa tombe s’il nous voyait faire avec nos règlements, ceux qui s’adaptent survivent, les autres meurent (bon là, je suis plus dans l’idéologie des Brossistes extrémistes…). Le coureur n’est pas stupide, il sait où est son intérêt, il cherchera l’équilibre et « l’adaptation » qui lui permettra d’être le plus performant.
- Plus léger ne veut pas forcément dire plus fragile, des matériaux différents, de nouvelles façons de les agencer permettent des gains de poids considérables sans pour autant remettre en cause la fiabilité du produit. Pour preuve, combien de Scarpa F1 cassées dans la saison ? combien de proto carbone ? Même s’il est difficile de faire la comparaison étant donné les proportions de coureurs utilisant les unes ou les autres, la fiabilité des chaussures de Pierre Gignoux, Stéphane Brosse, Patrick Blanc ou Tony Sbalbi (toutes les quatre issus d’ateliers différents) ne fait aucun doute. Ils ont eu des soucis de casse, ils ont amélioré leur produit, et ils courent aujourd’hui sans se demander si tout va exploser dans la première descente. Ces chaussures ne correspondront pas à tous les types de skieurs, le style peu conventionnel de certains ou l’engagement kamikaze d’autres ne leur permettront pas de les utiliser, mais ils sont suffisamment grand pour prendre leur responsabilité et s’orienter vers le produit qu’il leur convient le mieux.
- L’équité tout comme le prix sont des faux problèmes. L’expérience de Pierre Gignoux cet hiver a prouvé d’une part que le coureur passionné n’a pas peur de payer pour se procurer du matériel léger, et d’autre part que tout le monde pouvait se procurer ce même matériel léger, français, italiens, suisses, norvégiens ou japonais. Quand Trab a sorti des skis deux fois plus chers que la moyenne du marché, personne n’a bronché pour débourser les centaines d’euros de plus pour avoir les quelques grammes de moins (moi le premier avec mon salaire de lycéen…). Allez parler d’équité à des pilotes de Formule 1 quand on sait qu’en vitesse de pointe une voiture est beaucoup moins rapide qu’un autre. Si on prend ce seul argument (qui est à l’origine du problème), dans ce cas il faut que tous les aspects de recherche de la performance soient les mêmes pour tout le monde : les français n’ont pas envoyé de lettre à l’ISMC pour se plaindre qu’ils sont amateurs alors que certains suisses et italiens sont pro, les slovaques ne se plaignent pas qu’ils ne peuvent pas faire des stages en altitude dans leur pays, et les japonais ne se plaignent pas qu’ils sont plus petits et qu’ils font des plus petites foulées ! dans le cas précis de notre problème, ils semble que les motivations initiales relevaient plus de la jalousie que d’une volonté « d’équité ». Le développement du matériel est un aspect comme un autre de la compétition et fait partie intégrante de la course, s’opposer à cela, c’est s’opposer à la nature même du sport qui est le mouvement.
- Ce règlement ne touchera pas uniquement les compétiteurs, le touriste anonyme amoureux du ski de randonnée saucisson – vin blanc dans le sac en pâtira aussi. Comme les cheveux grisonnants qui s’achètent des vélos carbone pour monter l’Alpe d’Huez avec mémé en voiture derrière, il est certain que s’ils en avaient la possibilité, les randonneurs du dimanche en feraient de même. Si ce règlement passe, il serait vraiment surprenant que le bureau R&D de Scarpa et Dynafit travaille sur autre chose que la couleur de chaussures.
Je pense malgré tout qu’il est nécessaire d’avoir un règlement précis au niveau des chaussures : normes de résistances, dimensions, semelle, hauteur de collier, verrouillage descente… et un poids minimum… adapté (C’est ce qui me classe chez les « Brossistes modérés »). Ce poids doit être issu d’une détermination empirique et non sur des théories de bureaucrates. Il doit être basé sur l’expérience des coureurs, du matériel utilisé et de ce qui se fait actuellement. Si Patrick Blanc et Pierre Gignoux ont des chaussures fiables à 1200 g la paire, à quoi bon imposer un poids minimum de 2 kg ?! Si l’on en croit ce que l’on nous dit, il semblerait que le nerf de la guerre est la sécurité alors si en 2006, on peut courir avec des chaussures de 600 g parfaitement fiables, le poids minimum doit être de 600g, si en 2007 un fabricant prouve que l’on peut courir avec des chaussures de 550 g en respectant tous les critères de sécurité, alors il faudra revoir le règlement … pour enfin faire un grand pas en arrière… dans la régression du ski alpinisme…
Réflexion
Jobar
Je suis globalement contre la réglementation sur le poids des chaussures et des skis plus fixations car c’est un frein à l’évolution de notre discipline (voir article Réglementation ISMC).
Par contre, pour que le ski de montagne se développe, il faut qu’il devienne plus accessible à de nombreux pratiquants, ce qui développerait le marché et nous donnerait un plus large choix de matériel avec des prix d’achat plus compétitifs.
Laisser une petite élite utiliser du matériel artisanale et cher dans un micro marché comme le nôtre n’est pas forcement la meilleure façon de promouvoir notre sport...
Que ce soit en ski de piste ou en ski de fond, un coureur de club peut acheter pratiquement le même équipement qu’un champion international.
En course, le problème des chaussures vient surtout des fabricants car les produits proposés ne sont pas au point. La F1 Race est un bricolage conçu sur une coque de Telemark, la TLT 4 Race est un bidouillage réalisé sur une base qui a 12 ans et les chaussures artisanales sont chères, peu disponibles et fragiles aux chocs lorsqu’il fait froid.
En fixant un poids à 2kg la paire en Mondo 28, on aurait pu espérer voir les fabricants proposer des modèles performants, solides et disponibles à un prix abordable, pour tous les pratiquants...
Cette nouvelle chaussure de ski de montagne devrait avoir une coque anatomique en plastique avec des renforts en carbone, un chausson thermoformable (fin) et un collier pourvu d’un système de blocage rapide...
Avoir une coupe du monde avec deux épreuves et une dizaine d’équipes est bien la preuve que dans notre sport l’élite se déconnecte de plus en plus de la base...
Poids
Après une semaine en déplacements, j'ai lu avec intérêt tout ce qui a été
échangé sur skimontaineering.org et je partage globalement l'approche de Brosse.
Il me semble que nous sommes actuellement encore loin du niveau d'évolution
d'autres sports comme le cyclisme ou la F1 où des normes de poids peuvent
avoir un sens vis à vis de la sécurité (le prétexte de l'équité est un faux
prétexte surtout en F1 où les investissements en recherche sont permanents).
C'est une fois de plus la même dérive qui consiste à comparer le
ski-alpinisme actuel avec des disciplines très abouties. Laissons les
coureurs prendre des initiatives sous réserve que leur sécurité n'est pas
remise en cause (risque de casse dans des couloirs en neige dure, port des
crampons, etc), je suis pour des normes de résistance et de sécurité et une
grande liberté de manoeuvre tant que ces normes sont respectées.
Christophe Hagenmuller
1000g! Trop!
Salut, je ne suis pas convencu s'il faut limiter le poids ou non des chaussures. Est-ce que le poids des vélos est limité? Ou des chaussures d'athletisme? Ou les chaussures de ski de fond?
En tout cas, 1000g est trop! Le carbon, à mon avis, est le futur, et faire des chaussures de carbon à 1000g n'a aucun sence. Les marque ne vont pas s'y apliquer.
Moi, si j'aurais de l'argent, je prendrais des chaussures de carbon, et ne pas seulement à cause de son poids (même avec carbon je ne vais rien gagner! :( ), sinon a cause de sa rigidité et performance en descente.
Mais bon, comme je ne fais pas des compètes ISMC, ça ne me touche pas! C'est seulement domage pour le sport...
Alors, j'ai voté "No".
Réglementation ISMC
La nouvelle réglementation ISMC, sur le poids du matériel et la longueur des skis, est totalement archaïque.
En sport, diminuer le poids surtout au niveau des extrémités en mouvement (pieds et mains), est une obligation pour être performant...
En course à pied, 100g de plus sur les chaussures augmente la dépense énergétique de 1% !
Le ski de montagne, qui est un sport d’endurance dans des conditions souvent difficiles avec un équipement lourd (>4kg aux pieds), ne doit pas avoir de règlement qui freine le développement du matériel...
Technologiquement, par rapport à d’autres sports, le ski de montagne est énormément en retard, les fabricants ne sont même pas capables de copier les coureurs qui réalisent et testent en course des supers prototypes...
Pour les chaussures, que ce soit la Scarpa F1 Race ou la Dynafit TLT 4 Race, on reste dans le domaine du bricolage sur des anciennes coques inadaptées.
En fixation, à part Dynafit avec la TLT Race Ti, les autres fabricants ne réalisent rien.
Quand aux peaux, on reste dans la préhistoire, pas d’évolution sur la glisse (densité variable des poils, farts de glisse...) et on continu a vendre des peaux de course avec des étrier avant en acier alors que tout le monde utilise un top-fix en cordelette ou en élastique...
La réglementation sur le poids minimum des chaussures et skis + fixations est un frein à l’évolution de notre sport et une grosse injustice par rapport aux différentes morphologies que l’on peut rencontre sur le terrain...
4kg minimum aux pieds sans les peaux c’est beaucoup pour un coureur de 80kg mais c’est inadmissible pour un coureur de 55kg (Brunos Denis) !
Que le poids soi réglementé en formule 1 ou en vélo de route je le comprend car il y a une grosse pression des sponsors et en cas de casse il y un réel risque de ce faire très mal.
En ski de montagne, casser son matériel pénalise fortement le coureur mais ne lui fait pas prendre de gros risques...
La réglementation sur la longueur des skis est aussi inadapté car elle ne tien pas compte de la grande diversité des morphologies.
La taille minimum des skis pour les hommes est de 160cm que l’on mesure 193cm pour 80kg (Gachet Grégory) ou 165cm pour 58kg (Mezzanote Mirco)...
Pour les femmes de 160cm ce n’est pas mieux car elle ne peut utiliser qu’une paire de ski en 150cm de long, les Dynafit SR8.
Le SR8 en 150cm a une surface de semelle de 966cm², ce qui donne pour une coureuse de 50kg une portance de 18cm²/kg, alors qu’un homme de 80kg sur des SR8 en 160cm (S=1120cm²) n’a qu’une portance de 14cm²/kg, pour avoir 18cm²/kg il devrait utiliser des skis de 2m !
Par contre, il faudrait avoir une réglementation sur le réglage du déclenchement de la fixation de sécurité en chute avant et en torsion correspondant au gabarit du coureur.
Car l’utilisation de certaines talonnières artisanales dont le déclenchement est fixé a 10 ne me semble pas correspondre a tous les coureurs...
Jobar